Présentation du Ladakh

Le Ladakh, haute terre perchée sur le plateau tibétain, est d’une beauté saisissante. Ce désert d’altitude parsemé d’oasis abrite des populations à majorité bouddhiste réputées pour leur gentillesse et leur nonchalance, et offre une multitude de trekkings et voyages hors du commun. Retrouvez ici tout ce que vous avez besoin de savoir pour mieux comprendre et connaître le Ladakh.

GÉOGRAPHIE

Le Ladakh, haute terre perchée sur le plateau tibétain, est d’une beauté saisissante. Ce désert d’altitude parsemé d’oasis abrite des populations à majorité bouddhiste réputées pour leur gentillesse et leur nonchalance, et offre une multitude de trekkings et voyages hors du commun. Retrouvez ici tout ce que vous avez besoin de savoir pour mieux comprendre et connaître le Ladakh.

 

 

Le Ladakh - Zanskar est constitué de différentes régions:

  • Leh et ses environs, qui constitue le centre politique et culturel du Ladakh et abrite de nombreux monastères parmi les plus renommés.
  • Le Purig ou bas Ladakh. Les paysages y sont plus sauvages et la vallée, plus encaissée mais à une altitude plus faible, permet plus de cultures, notamment celle des abricots.
  • Kargil, a une population majoritairement musulmane, annonçant le Cachemire tout proche.
  • La Nubra est composée des vallées du Shyok et de la Nubra. On y accède par le col carrossable le plus haut du monde, le Khardung La (5 600m). L’altitude moyenne y est moins élevée que dans les autres vallées du Ladakh, les cultures y sont donc plus abondantes et diversifiées. La Nubra est l’une des branches de la fameuse Route de la Soie comme en témoigne quelques vieilles familles du Turkestan chinois et leurs chameaux de Bactriane
  • Le Changtang, région de hauts plateaux désertiques est situé près de la frontière tibétaine. L’altitude moyenne de 4 000 mètres, permet les pâturages mais pas les cultures. Les habitants sont pour la plupart des nomades, appelés Champas, qui suivent leurs troupeaux de chèvres, moutons, yacks et dzos (croisement du yack et de la vache). Ils vendent la laine de leur chèvre : la Pashmina (laine chaude, douce et chère !). C’est la région des lacs (Tso Moriri, Tso Kar…).
  • Le Zanskar est situé au Sud de la vallée de l’Indus et le Cachemire. Seule une piste partant de Khaltse permet d'y aller en voiture depuis quelques années, sauf l'hiver. Durant cette saison, une voie originale s'ouvre pendant quelques semaines, sur la rivière Zanskar gelée (on l'appelle alors Chadar) et permet un trafic avec Leh, la capitale du Ladakh. Un projet de route est en cours dans ces gorges très encaissées, mais de nombreux problèmes techniques et géologiques repoussent sans cesse l'échéance.

SOCIÉTÉ LADAKHIE

« Jule ! Jule ! ». C’est ainsi que les Ladakhis accueillent les visiteurs avec le sourire.

Cette vaste région de culture bouddhiste, avec ses hauts paysages secs et désolés, constitue une extension du Tibet, tant d’un point de vue géographique que culturel.
Le Ladakhi est une forme traditionnelle de Tibétain. La seconde langue la plus usitée est l’Urdu (proche du Hindi), parlée par les musulmans.
La communauté religieuse la plus importante est celle des bouddhistes.
La culture ladakhie traditionnelle est caractérisée par une grande sérénité. Les Ladakhis opposent à la rudesse, aux difficultés de la vie quotidienne, un courage et une ténacité, une bonne humeur qui d’emblée les rendent sympathiques. Les Ladakhis sont en majorité des sédentaires. Paysans et artisans, ils vivent dans les oasis, le long des torrents qui descendent des glaciers et irriguent leurs champs d’orge, de luzerne et de blé. Ils construisent des maisons de brique de boue crue, martèlent des bols de métal, filent et tissent des robes de laine. S’ils ont délaissé la vie pastorale à temps plein, ils restent des nomades dans l’âme, et n’hésitent pas à parcourir des distances considérables pour assister aux fêtes données dans les monastères ou pour commercer pendant quelques mois par an.
Les nomades ou champas, bergers et caravaniers, parcourent les steppes des hauts plateaux à la recherche de pâturages pour leurs troupeaux (yaks, moutons et chèvres) ou pour commercer. Ils sont les seuls habitants du Rupshu. Ces errants du Ladakh ne possèdent rien ou presque rien, hormis leurs troupeaux et tirent le plus clair de leur revenu de la laine. Dans les basses vallées, ils vont chercher des céréales, des étoffes, des épices ou encore du sucre. En échange, ils apportent le sel qu’ils ramassent au bord des lacs salés, mais aussi le beurre, et surtout la laine de leurs bêtes. Le duvet récolté entre les longs poils de chèvre, appelé Pashmina, est descendu jusque dans la vallée du Cachemire, où il est admirablement tissé et vendu très cher en Occident.

Les habitants de ces hautes terres n’ont pas la vie facile : le travail est dur et intense pendant les quatre mois d’été et l’hiver est rude et long.

LE BOUDDHISME AU LADAKH

Le Bouddhisme fut introduit au Ladakh via le Cachemire au début de l’ère chrétienne mais n’atteignit que l’élite. Il fallut attendre le 10e siècle pour que le bouddhisme tibétain, le lamaïsme, connaisse un grand essor et soit largement diffusé dans toutes les couches de la société grâce à l’appui des souverains locaux. Depuis, le lamaïsme, terme soulignant le rôle éminent joué par le maître spirituel -le lama- y est fermement établi avec de nombreux monastères et une population d’environ 2000 membres aujourd’hui (3,5% de la population bouddhiste).

L’église lamaïque, élément essentiel de la société ladakhie, entretient des liens étroits avec la communauté des laïcs, qui lui sert de base de recrutement et lui assure un soutien matériel (donations).

L’originalité du lamaïsme tient surtout en l’appropriation des croyances et des pratiques magiques ancestrales du monde tibétain.

De nombreux éléments de rites et de la symbolique bön (la religion ancestrale du Tibet) ont été assimilés dans le lamaïsme, ce qui explique la masse de déités aux allures féroces, à l’origine des démons de la religion bön, qui sont propres au panthéon tibétain.

Monastères
Le bouddhisme tibétain comprend quatre grandes écoles : Kagyupa, Sakyapa, Nyingmapa (Bonnets Rouges), et Gelukpa (Bonnets Jaunes).
Au Ladakh, la plupart des monastères appartiennent aux ordres Kagyupa et Gelukpa (dirigé par le Dalaï Lama). Il n’existe aucun esprit de compétition ni d’antagonismes entre ces ordres.

Les monastères sont désignés sous le nom de « gompa ». Souvent bâti au voisinage d’un village, seule sa position en hauteur marque la distance qui le sépare du monde des villageois avec lequel il entretient des relations étroites et quotidiennes.

Tous les grands monastères comprennent un Dhukhang (salle d’assemblées), un Lhakhang, « Maison des Dieux », chapelle réservée à la divinité principale, et des cellules d’habitation. Le Dhukhang est la pièce la plus vaste, équipée de coussins et de tables basses où les moines s’installent pendant les prières et les cérémonies. Dans les petits monastères, une seule pièce peut servir de salle de réunion et de chapelle.

La plupart du temps, il y a à l’entrée une iconographie représentant la Roue de la Vie et à l’intérieur une statue du Bouddha, entourée de disciples ou de gardiens. Moines et fidèles s’y réunissent à l’occasion des grandes fêtes du calendrier lamaïque.

Palais de la vallée de l’Indus
- Palais royal de Leh : les vestiges d’un magnifique palais dominent toujours la ville de Leh, la capitale du Ladakh. Il a été construit au 17e siècle, à l’époque où le roi régnait sur la totalité du Tibet Occidental.
- Stok (10 km) : ce village situé sur la rive gauche de l’Indus est devenu la résidence de la famille royale depuis près de deux siècles. Le palais abrite un petit musée où l’on peut admirer de vieux tangkas, des vêtements de cérémonie et des objets appartenant à la famille royale.
- Shey (15 km de Leh) : ce palais fut l’ancienne capitale du Ladakh jusqu’au 15e siècle.

Monastères de la vallée de l’Indus
- Le monastère de Namgyal Tsemo, construit au début du 16e siècle, est situé au-dessus du Palais de Leh. Vue imprenable sur Leh et la vallée de l’Indus.
- Thiksey (20 km) : ce fantastique ensemble architectural de l’ordre gelukpa, fut bâti au 15e siècle. Il couvre de haut en bas une colline à mi-chemin entre Leh et Hemis. Une centaine de moines y résident.
- Matho (30 km) : édifié sur une colline, c’est le seul monastère ladakhi de l’ordre sakyapa. De la Gompa, la vue sur la vallée est admirable.
- Hemis (43 km) : situé dans un vallon latéral de la rive gauche de l’Indus, Hemis est actuellement le plus grand monastère du Ladakh et 500 moines y sont attachés. Fondé en 1630 par un moine de l’ordre Kagyupa.
- Spituk (7 km) : dominant l’Indus, la Gompa Gelukpa construite au 15e siècle, offre une vue étendue sur la vallée.
- Phyang (17 km) : fondé en 1530, le monastère Kagyupa, il abrite trois temples.
- Alchi (88 km) : c’est l’un des plus anciens monastères du Ladakh (11ème siècle) et il représente au niveau iconographique l’ensemble le plus intéressant de la région. Les peintures relèvent de la tradition des artistes cachemiris.
- Likir (58 km) : ce monastère Gelukpa extrêmement préservé fut édifié en 1065. Le supérieur est un jeune frère du Dalaï Lama. Une centaine de moines y résident.
- Rizong : la « forteresse de la montagne ». Ce monastère Gelukpa perché dans un site fantastique est le plus récent du Ladakh, construit il y a un peu plus d’un siècle.
- Lamayuru : c’est l’un des plus anciens monastères (10ème siècle) ladakhis. Il offre un point de vue extraordinaire sur la vallée de l’Indus et la chaîne de montagne qui la surplombe.

Quelques précautions à observer en visitant un monastère :
- Les visiteurs sont priés d'enlever leurs chaussures avant d'entrer dans un secteur de prière.
- Les membres doivent être couverts.
- Ne pas déranger les moines durant la prière, et toujours demander la permission avant de prendre des photographies.
- Ne pas toucher les objets religieux.
- Ne pas boire ni manger, ne pas fumer.
- Éviter de parler fort ou de déranger l'atmosphère paisible.
- La plupart des entrées des monastères sont gratuites mais une petite donation est toujours la bienvenue...
- Dans le monastère votre parcours doit toujours se faire par la gauche c’est-à-dire dans le sens des aiguilles d’une montre.
- Ne pas enjamber une personne ou un objet religieux.
- Ne pas poser d’objets religieux par terre.

CLIMAT

Au Ladakh, les saisons sont très marquées:

- L'hiver est d'une rigueur extrême, avec des températures pouvant atteindre jusqu'à -35°C. La région est isolée une bonne partie de l’année car les deux routes permettant de relier le Ladakh passent des cols à plus de 4000 mètres d'altitude.
- L'été présente des températures très contrastées, de 0°C la nuit à +35°C le jour, et une sécheresse importante, la mousson étant bloquée au sud par l'Himalaya.
- La saison de trek commence début mai (préférez fin mai pour les cols au-dessus de 4500 mètres) pour finir mi-novembre (mi-octobre pour les cols). Deux exceptions toutefois :
Le Chadar : c'est le fleuve Zanskar qui, pris par les glaces, est praticable durant un petit mois au plus froid de l'hiver (janvier février).
La vallée du Sham permet également des randonnées hivernales.

LEH Jan Fev Mar Avr Mai Juin Juil Aou Sep Oct Nov Dec
Temperature Max. -2.8 0.8 6.4 12.4 17.1 21.1 24.7 24.4 20.9 14.2 7.9 1.6
Temperature Min. -14 -11.8 -6.3 -1.2 2.8 6.7 10.2 9.6 5.4 -0.9 -6.6 -11.1
Précipitations 11.8 8.6 11.9 6.5 6.5 4.3 15.7 19.5 12.2 7.1 2.9 8

 

ALIMENTATION

A la base, la nourriture est tibétaine et végétarienne. Les grandes spécialités sont :

Momo : beignets à la vapeur ou frits.
Chang : bière locale à base d’orge.
Goor goor: Le Thé Tibétain au beurre salé.
Chai : thé à base d’eau, de lait et d’épices.
Thukpa: soupe de nouilles aux légumes.

On trouve aussi une variété de légumes assez surprenante dans un environnement si désertique, la Vallée de l’Indus permettant la culture !

SHOPPING

Parmi les achats « classiques » que vous pourrez rapporter chez vous :

• Les moulins, drapeaux à prières et des thangkas (peintures bouddhistes sur toile), sur les marchés tibétains, marchés tenus par des réfugiés tibétains.

• Les Pashminas : attention toutefois aux différentes qualités et prix.

• Les bijoux : pierres semi précieuses et argent ciselé.

• Des abricots secs, de l'huile d'amande abricotier.

Pensez à arriver sur Leh, la capitale du Ladakh, avec un minimum d'argent liquide car les deux distributeurs d’argent sont souvent indisponibles.

FESTIVALS

ANNEE 2016 NOM DU FESTIVAL     LIEU
7-8 janvier Spitok Gustor Spituk
6-7 février Dosmoche Leh, Likir
16-17 février Stok Guru Tse-Cue Monastère de Stok
21-22 février Matho Nagrang Monastère de Matho
1-2 juillet YuruKabgyat Lamayuru Monastère de Lamayuru
14-15 juillet Hemis Tse-Chu Monastère de Hemis
22-23 juillet Shachukul Gustor Monastère de Shachukul
31 juillet - 1 août Zanskar Karsha Gustor Zanskar Monastère de Karsha
31 juillet - 1 août Ph-Yang Tsedup (Phyang) Monastère de Phyang
5-6 août Korzok Gustor (Tsomoriri Lake) Monastère de Korzok
13-14 août Dak-Thok Tse-Chu Monastère de Taktok
     
17-18 novembre Thiksay Gustor Monastère de Thiksey
27-28 novembre Chemrey Angchok Monastère de Chemre
     
 30 décembre Losar (nouvel an) Dans tout le Ladakh

 

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